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l'arrivée anticipée des autocars....

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BiBi35
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l'arrivée anticipée des autocars....

Message par BiBi35 le Ven 10 Juil - 23:11

L'Arafer craint d'être débordée par l'arrivée anticipée des autocars
10 juillet 2015 | par Marc Fressoz
L'Arafer, le futur régulateur des lignes longue distance par autocar, n'est pas encore prêt, alors que les premières lignes ont déjà été lancées. © DR
MOBILITE & ECONOMIE DES TRANSPORTS





Le futur régulateur des autocars n'est pas encore prêt. L'Araf estime précipitée l'ouverture au 1er août du marché de l'autocar longue distance qui à l'origine devait avoir lieu à l'automne. Son président, Pierre Cardo, craint que faute d'avoir pu élaborer une doctrine juridique, la libéralisation de l'autocar connaisse des ratés.


“Nous aurions préféré que l’ouverture du secteur de l’autocar ne soit pas aussi rapide, car il y a un risque que le marché ne soit pas bien régulé. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation."
Pierre Cardo, le président de l’Araf, le gendarme du rail - organisme qui dès cet été va devenir aussi celui de l'autocar sous la dénomination Arafer - s’estime avec ses équipes pour le moins pris de court par l'accélération du tempo fixé par le gouvernement Valls. Il l'a dit en présentant le rapport annuel 2014 de l'Araf, le 10 juillet 2015. Un rapport qui fait déjà état d'une belle inflation d'activités avec 40 réunions du collèges, 10 avis, 8 décisions etc.
A l’origine, le volet autocar de la loi Macron devait s’appliquer à partir de fin 2015-début 2016. "Puis ce délai a été raccourci de trois mois une première fois, rappelle le régulateur. A présent, l’échéance n’est plus l’automne mais le 1er août". Une réunion prévue le 10 juillet à Matignon devait aborder cette question de l'échéance.

L'Arafer a besoin de renforts


"Nous n’avons pas le choix, nous devons être prêts", assume Pierre Cardo, même si la future Arafer est loin de l’être en termes de recrutements. Le processus est à peine entamé. Pour s’occuper des autocars elle estime à dix le nombre de personnes dont elle aura besoin. Et douze de plus pour les autoroutes dont elle aura également à s'occuper. Soit un “budget supplémentaire de 4 millions d'euros“.
Or, elle n’a pas non plus de visibilité sur l'arrivée de ces moyens financiers. "L’État nous a fait savoir qu’une décision a été prise quant à l’origine des moyens supplémentaires dont nous disposerons", indique Pierre Cardo. En attendant cela lui paraît "inconcevable d’utiliser l’argent venant du ferroviaire", même si utiliser la trésorerie disponible comme avance est possible. Actuellement l'Araf a droit à un budget annuel de 13 millions d'euros, tirés d'un pourcentage sur les péages ferroviaire. En réalité, l'État l'a réduit à 11 millions d'euros.
Seule certitude, le travail de l'Arafer s'annonce intense - du moins au début de la libéralisation des lignes d'autocars. Rappelons la procédure. Toute ouverture de ligne de moins de 100 kilomètres entre deux arrêts doit être déclarée au régulateur qui publie l'information "sans délai" sur son site. Les autorités organisatrices régionales (les régions pour les TER) ou nationale ( l'État pour les TET),  ont deux mois pour saisir l'Arafer lorsqu'elles estiment que cette ligne impactent l'équilibre économique des lignes conventionnées. Ensuite le régulateur aura un délai pour se prononcer.

Quid des gares routières ?

"Il se peut aussi que les acteurs du marché qui vont se lancer le 1er août privilégient les dessertes de plus de 100 kilomètres. Cela semble être le cas de Transdev et d'iDBUS la filiale de la SNCF. Mais quid des étrangers ?,  s'interroge-t-on au sommet de la Tour Montparnasse, le siège parisien de l'Arafer. Il se peut aussi que, faute d'être prêt, le régulateur soit debout sur les freins et refuse les ouvertures de lignes, donnant ainsi un mauvais signe à la libéralisation du marché.

En fait, c'est sur l'épineuse question de l'accès aux gares routières (quand il y en a ) que la future Arafer a le plus de craintes. "Il est difficile d'établir une doctrine du jour au lendemain sans avoir mené une consultation des opérateurs. Or, le marché a besoin de stabilité juridique", note Pierre Cardo plaidant pour un calendrier un peu plus souple.

De deux choses l’une, soit l'Araf peut partir normalement en vacances, soit l'Arafer aura fort à faire cet été.


Marc Fressoz
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