forum consacré au rail en Bretagne ett Pays de la Loire/mobilité TCSP

Qui est en ligne ?

Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité

Aucun


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 49 le Jeu 11 Mai - 18:42

Juin 2017

LunMarMerJeuVenSamDim
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Calendrier Calendrier


  • Poster un nouveau sujet
  • Répondre au sujet

L'état du réseau ferroviaire en alerte rouge

Partagez
avatar
BiBi35
Admin

Messages : 1646
Date d'inscription : 16/08/2014
Age : 58
Localisation : RENNES BREIZH

L'état du réseau ferroviaire en alerte rouge

Message par BiBi35 le Mar 9 Fév - 14:54

L'état du réseau ferroviaire en alerte rouge
:thOL4QXKNC: 09.02.2016- Marc Fressoz
MOBILITE-ECONOMIE DES TRANSPORTS





La pleine prise de conscience du gouvernement sur la nécessité de donner la priorité à la maintenance des voies existantes fait écho aux découvertes des juges qui enquêtent sur Brétigny. Selon les documents auxquels MobiliCités a eu accès, l'état du réseau sur la zone a choqué plusieurs responsables cheminots. Mais au-delà, ce sont les process qui semblent poser problème.
 Alain Vidalies © MF

Naturellement, la catastrophe de Brétigny, les accidents graves de Denguin, d'autres aussi, sont révélateurs d'une situation dont on est bien conscient, qui est l'état de vieillissement du réseau". Cette déclaration d’Alain Vidalies en visite le 5 février 2016 dans l'Yonne sur un chantier de maintenance le prouve.

Au sommet de l'État, on mesure pleinement le risque que représente aujourd'hui les conséquences de la priorité accordée durant des années à la grande vitesse.  Non seulement, le réseau ferroviaire classique n’a pas été bien entretenu, mais malgré les efforts qui augmentent - près de 5 milliards d'euros cette année - , le risque d’accident sur le réseau est réel.

Un état des voies et des rails bien plus préoccupant

L'enquête des trois juges d’instruction qui travaillent sur la catastrophe de Brétigny fait ressortir un état bien plus préoccupant qu'on ne pouvait l'imaginer des voies et des rails sur toute la zone de Brétigny. Les écoutes téléphoniques judiciaires mais aussi les PV d'audition de personnels de la SNCF et différents éléments du dossier auxquels Mobilicités a pu avoir accès le laissent penser : c’est presqu’un miracle qu’aucun autre accident ne soit intervenu sur le secteur.

Franchement, c’est la merde à Brétigny, ça pète dans tous les sens, de la non maintenance ( …), mais il reste tellement de boulot ! Je suis usé“, expliquait le jeune dirigeant de proximité de Brétigny dans un SMS envoyé à un proche.

Nommé à la tête du secteur infra de Paris sud-ouest francilien après la catastrophe, Jean-Bruno Delrue tombe des nues lorsqu'il apprend le projet suivant : aux alentours de la date anniversaire du déraillement, les pouvoirs publics avaient prévu à l'été 2014 une conférence de presse sur place pour montrer l'effet de Vigirail, le plan annoncé aux médias par Guillaume Pepy et Jacques Rapoport pour corriger ce qui ne va pas sur le réseau.

"Je pense que ce n'est pas une bonne idée. (…)Vigirail vous voulez que je vous dise, Vigirail, le wagon SIM, on a abandonné parce qu'on est en sous-effectif, explique le dirigeant à un collègue dans une conversation téléphonique. On est incapable de traiter les éléments premièrement, et deuxièmement, les appareils de voie qu'il faut changer, on en a cinq de plus l'an prochain, on est en train de dire qu'on ne va pas être capable de le faire“.  Et de conclure, “ce n'est pas du Vigirail qu'on fait, c'est du redressement".

Une cause organisationnelle et humaine

D'autres découvertes des juges en disent long sur les dysfonctionnements humains et organisationnels de la SNCF sachant que la fissure sur le cœur d'aiguille, qui a causé le déraillement, avait été signalée dès 2008. Mais par confusion avec un autre élément, elle n'a jamais été surveillée au cours des inspections. "A sept reprises, une seule fois, (…) une seule fois on aurait bien fait la maintenance, eh bien on l'aurait vu tout de suite", s'exclame en septembre 2014, Régis Ambert responsable d'ingénierie maintenance voie nationale, dans une conversation avec Pascale Chriqui, la juriste de la SNCF qui – on le sait  – a suivi de près l'instruction de Brétigny.

Les problèmes organisationnels et humains, le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT)  les souligne de façon aiguë. Dans un rapport mis en ligne le 19 janvier 2016, un cabinet réputé mandaté par le BEA-TT effectue une analyse transversale de quatre “événements" ferroviaires : l’accident de Denguin du 17 juillet 2014, l’accident d’Achères du 9 décembre 2014, l’accident de Paris Gare de Lyon du 28 janvier 2015, et l’incident de La Possonnière du 23 février 2015. Formulant des recommandations, le BEA-TT ne dit pas que tout est à revoir dans la façon dont l'Infra a travaillé ces dernières années - notamment sous l'égide de Pierre Izard - mais presque.

La vie ferroviaire continue de fournir du travail au BEA-TT qui enquête sur plusieurs événements dont certains sont peu rassurants. Par exemple, la déviation, en pleine vitesse, sur une voie de service, d’un train de banlieue, le 9 décembre 2014 à Saint-Germain-en-Laye fait froid dans le dos.

Marc Fressoz
avatar
armoricain

Messages : 48
Date d'inscription : 01/11/2014
Age : 59
Localisation : Hyattsville, MD, USA

Re: L'état du réseau ferroviaire en alerte rouge

Message par armoricain le Mer 10 Fév - 6:23

De lire cet article me donne froid dans le dos!
  • Poster un nouveau sujet
  • Répondre au sujet

La date/heure actuelle est Lun 26 Juin - 8:58