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La Roche-sur-Yon Les locos ravitaillées en eau avant les habitants

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TER44

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La Roche-sur-Yon Les locos ravitaillées en eau avant les habitants

Message par TER44 le Mer 17 Aoû - 10:44

La Roche-sur-Yon Les locos ravitaillées en eau avant les habitants 
- Publié le 15/08/2016 à 05:56
Alain DUFRESNE

Les dessous de La Roche-sur-Yon. En 1873, des canalisations alimentaient les réservoirs des locomotives à vapeur. Mais il faudra attendre 1919 pour voir l'eau arriver dans les quartiers.

Les dessous de La Roche-sur-Yon. En 1873, des canalisations alimentaient les réservoirs des locomotives à vapeur. Mais il faudra attendre 1919 pour voir l'eau arriver dans les quartiers.






L'histoire
Le 24 décembre 1866, La Roche-sur-Yon accueillait sa première locomotive à vapeur. Un événement pour la capitale vendéenne, dénommée, à l'époque, Napoléon-Vendée, et dont la gare en conserve le nom, gravé sur ses murs. Arrivant de Nantes, elle faisait étape dans le chef-lieu de la Vendée, avant de repartir pour Les Sables-d'Olonne.
De plus en plus nombreuses, vrombissantes et fumantes, les machines pouvaient souffler boulevard Louis-Blanc. Gloutonnes en eau, il fallait étancher leur soif. Alors, en 1873, un vaste chantier est lancé pour alimenter le dépôt de la gare. « Des canalisations ont été creusées et plusieurs citernes de stockage élevées, à proximité du boulevard Louis-Blanc », indique William Chevillon, passionné d'histoire locale.
L'incendie des Halles
Pour remplir ces vastes cuves, la Ville décide alors de dévier le cours de l'Yon. C'est à Rivoli qu'une bifurcation est créée : une prise d'eau au niveau de Moulin-Sec, près de la piscine des Pelles. À partir de là, un canal est creusé et des galeries en pierre échafaudées.
Ces canalisations traversaient La Roche, d'est en ouest. Serpentant sous l'ancienne rue de Saumur, et empruntant les boulevards d'Italie, des Belges et d'Angleterre, les conduites passaient sous la rue Manuel pour, enfin, atteindre le quartier de la Gare. Elles ont fini par se tarir avec l'arrivée des premières locomotives au fioul, dans les années 60.
Étonnamment, ce n'est qu'après l'énorme incendie des Halles, en 1884, que les quartiers de ville ont été, eux aussi, desservis en eau. Le manque d'eau pour lutter contre les flammes conduisit, alors, la mairie à se pencher sur cette insuffisance, consciente que les puits et l'Yon ne couvraient pas les besoins de l'époque.
Le rapport d'un ingénieur, datant de 1885, préconisait de capter dans le Noiron, un ruisseau à l'est de la ville, dont des galeries de captations existent encore.
Pourtant, il faut attendre 1919 pour que la ville soit alimentée en eau potable. Une usine de traitement des eaux est créée, à l'angle du boulevard des Belges et d'Italie. Deux châteaux d'eau, de 500 mètres cubes chacun, sont également construits, rue Émile-Faguet, ainsi que des puits citernes.
« Malheureusement, une pénurie d'eau frappa à nouveau la capitale vendéenne à l'été 1933, indique William Chevillon. Les quartiers hauts de la ville n'étaient plus alimentés. Des rationnements ont même été instaurés à l'été 1934. »
Face à la disette, les services techniques de l'époque décident d'aller capter l'eau plus loin. En 1937, c'est au Châtelard à Bessay, près de Mareuil-sur-Lay, qu'un captage est mis en place. « La Compagnie générale des eaux a mis en place 26 km de canalisations et a élevé quatre grandes cheminées, pour donner de la pression à son réseau. »
La demande grandissante, ces infrastructures finirent par devenir, elles aussi, insuffisantes. Un nouveau point de captation, à l'Angle-Guignard, a vu le jour. Mais, pour qu'enfin la ville soit pourvue en eau potable, il a fallu attendre la création du barrage de Moulin-Papon.


Édifié en 1970, il est mis en service en 1971. Depuis, avec un débit de 13 000 m³/jour, il permet d'étancher la soif de tous les Yonnais.
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