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TELEPHERIQUE DE BREST

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BiBi35
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TELEPHERIQUE DE BREST

Message par BiBi35 le Sam 15 Nov - 10:00

TELEPHERIQUE DE BREST "Tout sur le projet retenu".

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/telepherique-tout-sur-le-projet-retenu-15-11-2014-10425445.php


Brest a finalement choisi de confier la réalisation de son téléphérique urbain (le premier du genre en France) au groupement de conception et de réalisation formé par Bouygues Construction et BMF. Le montant de leur projet s'élève à 12,9 M€, pour un coût global prévisionnel de 19,1 M€. Les travaux débuteront au premier semestre 2015. L'ouverture de la ligne aérienne est envisagée pour l'été 2016.
Quel est le projet de téléphérique urbain ?
Il vise à créer une nouvelle liaison rapide entre le nouveau quartier des Capucins (16 hectares), rive droite, et le bas de Siam, rive gauche. Ce nouveau quartier des Capucins est censé agrandir le coeur de ville et permettre ainsi de rééquilibrer quelque peu l'activité économique entre les deux rives brestoises.
À quoi ressemblera-t-il ?
Le projet définitif prévoit d'« atterrir » ou de « décoller » dans les ateliers des Capucins, sur la rive droite, et comporte la construction d'une station en belvédère qui surplombera la base navale, sur la rive gauche, à l'angle de la rue Ducouédic et du boulevard Jean-Moulin, à 70 m de la station de tram « Château ». Les deux cabines de l'installation se croiseront « à saute-mouton » (l'une au-dessus de l'autre), lors de leurs va-et-vient au-dessus de la Penfeld. Chaque cabine comprendra deux compartiments pouvant accueillir deux fois 30 passagers, une solution qui permet d'éviter d'avoir du personnel à bord. Le téléphérique, qui fonctionnera 358 jours par an, avec une amplitude horaire journalière de 17 heures, sera intégré au réseau de transport public de BMO. Un titre de transport unique permettra d'utiliser à la fois bus, tram et téléphérique.
Quels objectifs ?
Les deux ouvrages qui permettent actuellement de franchir la Penfeld, les ponts de Recouvrance et de L'Harteloire, ont atteint leur limite de capacité en heures de pointe. Un temps évoquée, l'idée d'un troisième pont reliant les deux rives a été abandonnée. Selon la collectivité, il aurait coûté, suivant les différents modèles (pont transbordeur, pont routier, passerelle mobile), de 30 à 60 millions d'euros. Le choix du téléphérique, explique le vice-président de Brest Métropole Océane, Alain Masson, s'est imposé comme « la solution technique la moins coûteuse » et la plus écologique (l'émission de CO2 par km et par passager est 30 fois inférieure à celle d'une voiture), tout en étant « reconnue comme un moyen de transport de passagers très sûr ». Autre raison, mise en avant lors de l'adoption du projet : son attrait touristique, en raison de son caractère unique, à l'échelle nationale, et du fait qu'il offrira un point de vue inédit de la ville à ses futurs utilisateurs.
Quels constructeurs ?
Cinq constructeurs de câble s'étaient associés à des entreprises de génie civil et des bureaux d'études pour déposer leurs offres. Les critères d'analyse des offres ont porté sur le coût, les propositions incluant exploitation et maintenance, le développement durable... Projet retenu : celui du groupement Bouygues Construction-BMF (l'un des leaders internationaux dans le domaine des remontées mécaniques et des parcs d'attractions).
Quels coûts ?
19,1 M€ au global, dont 12,9 M€ pour les travaux et 1,5 M€ pour la phase préparatoire. BMO espère obtenir 8,2 M€ de subventions de l'État (réponse attendue le 20 décembre), de la Région et du département. Un emprunt viendra financer le reste de la dépense. Quant aux coûts de fonctionnement, ils sont évalués à 700.00 € par an, au démarrage, pour des recettes escomptées de 400.000 €.
Quel calendrier ?
Premier semestre 2015 : phase d'études préparatoires.
Second semestre 2015 : lancement des travaux.
Second semestre 2016 (peut-être avant Brest 2016 ?) : mise en service opérationnelle.
Encore quelques chiffres ? Cinq minutes de fréquence et trois de traversée. 120 km/h : la stabilité est garantie jusqu'à cette vitesse de vent. 460 m : le trajet entre le bas de Siam et les Ateliers des Capucins. 1.200 : le nombre de passagers pouvant être transportés par heure et par sens, en capacité maximale. 650 : le nombre attendu de passagers par heure dans chaque sens. 675.000 : le nombre attendu de passagers à l'année. Un chiffre élevé mais qu'Alain Masson affirme être « largement atteignable »...


http://www.dailymotion.com/video/x2a6ydo_brest-les-premieres-images-du-telepherique-urbain_news
                                    


En complément Malgorn* : « Un investissement gadget » Elle en avait fait un de ses thèmes privilégiés de campagne. Et elle affirme que « bon nombre de Brestois rencontrés en porte-à-porte à cette époque ne comprennent pas l'entêtement de la majorité à vouloir absolument se doter d'un système de transport urbain par câble ».
À la lumière des dossiers obtenus et étudiés depuis, Bernadette Malgorn enfonce le clou : « Non au téléphérique, il s'agit d'un investissement gadget ». Et son argumentaire tient en trois points.
1. A-t-on besoin d'une desserte aérienne ? Pour Bernadette Malgorn, « un téléphérique ne permet de transporter que des piétons. Il ne répond pas au besoin de fluidification de la circulation entre la rive droite et la rive gauche ». Et d'ajouter : « De fait, compte tenu de la lenteur du projet des Capucins et des incertitudes sur le rythme de commercialisation, tout est prématuré. On aurait pu prendre le temps de se poser les bonnes questions, de faire un vrai travail prospectif avec la Défense en réfléchissant à l'ouverture de la Penfeld, ce qui changerait considérablement la donne ».
2. Quid de la sécurité et de la complexité technique ? « Pas urgence non plus », selon elle, au vu de la complexité technique de ce qu'elle qualifie de prototype. « Brest va essuyer les plâtres. Il reste beaucoup trop d'incertitudes, en matière de maintenance notamment ».
3. Avec quel financement ? Enfin, Bernadette Malgorn dénonce « un financement hasardeux ». Et d'interroger : « Qui va payer les 20 M€ ? Les dotations ? Elles sont à la baisse, tout le monde le sait. L'emprunt ? BMO est déjà beaucoup trop endettée... Le versement de la taxe transport ? Certes. Mais qui la verse ? Les entreprises et, vu la conjoncture, elles ont sûrement mieux à faire »... En résumé, pour la chef de file des élus du Rassemblement pour Brest, « il s'agit là d'un investissement gadget et il est ridicule de s'arc-bouter. Il n'est pas trop tard pour dire stop ».
+conseillère d'opposition
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