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Téléphérique de Brest. « À 50 mètres de hauteur, les portes se sont ouvertes »

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rail ouest

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Téléphérique de Brest. « À 50 mètres de hauteur, les portes se sont ouvertes »

Message par rail ouest le Sam 3 Déc - 10:05

Téléphérique de Brest. « À 50 mètres de hauteur, les portes se sont ouvertes »
  Modifié le 03/12/2016 à 08:04 | Publié le 03/12/2016 à 06:07


Pauline STEFANINI et Yannick LE COQUIL.

Le téléphérique de Brest, mis en service le 19 novembre, est à l’arrêt depuis le 30 novembre, pour une durée indéterminée. Ce jour-là, un technicien s’est retrouvé à 50 mètres de hauteur, portes ouvertes…
« Nous avons mis le téléphérique à l’arrêt, pour une durée indéterminée », annonce Jean-Luc Bouhadana, directeur de Keolis Brest, société qui exploite le téléphérique brestois. La remise en service ne se fera pas avant plusieurs semaines, pas avant d’avoir réglé un problème technique important…
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Un problème qui concerne « les capteurs situés sur les cabines. Chaque cabine en porte deux, et on s’est rendu compte que, parfois, ils ne renvoyaient pas les mêmes informations. Des corrections ont été apportées pendant les phases d’essai, mais qui se sont révélées insuffisantes, puisque réapparu depuis la mise en service. »

« Pas suffisamment formés » 

Du côté des syndicats, le discours est bien plus alarmiste. Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire s’est tenu ce vendredi matin. L’occasion de dénoncer plusieurs incidents intervenus lors de la maintenance de la ligne ces dernières semaines…
Mais c’est surtout celui du 30 novembre qui a mis le feu aux poudres. « Lors d’un voyage de vérification, un technicien s’est retrouvé à 50 mètres de hauteur, les portes de la cabine ouvertes. Un danger gravité imminent (DGI) a été déposé le jour même, explique Luc Daniel, délégué CFDT. La cabine était à l’arrêt, et en voulant redémarrer, la porte a été ouverte… Heureusement, notre collègue était assis. Mais s’il avait été adossé aux portes, il faisait le grand plongeon dans la Penfeld. »

Une erreur humaine ? « Si c’est le cas, alors c’est parce que nos collègues ne sont pas suffisamment formés, et que toutes les procédures ne sont pas écrites. Grosso modo, on bidouille… »

« On va profiter de l'arrêt… » 

Interrogé vendredi, Alain Masson, vice-président de Brest métropole, concède que « Keolis m’a informé que les portes s’étaient ouvertes, mercredi. Mais c’est un problème réglé désormais. »
De son côté, Keolis assure que la société va « profiter de l’arrêt pour mieux former les techniciens ».
Elle a demandé au constructeur de faire venir, pendant deux semaines, des ingénieurs qui assureront des formations individuelles au personnel brestois.
NOTRE DOSSIER COMPLET SUR LE TÉLÉPHÉRIQUE DE BREST
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Montroulez

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Re: Téléphérique de Brest. « À 50 mètres de hauteur, les portes se sont ouvertes »

Message par Montroulez le Sam 3 Déc - 12:59

Bonjour, complément

Téléphérique. Pas de reprise avant plusieurs semaines

03.12.2016  Pierre Chapin
                   
  

Alors qu'une remise en service du téléphérique avait été annoncée pour lundi, Keolis Brest évoque désormais les fêtes de fin d'année pour horizon. De son côté, la CFDT dénonce un lancement prématuré et une « mise en danger » des agents de maintenance.



L'origine du problème 


C'est un « problème récurrent et aléatoire » qui est à l'origine de l'arrêt du téléphérique. Pour schématiser, un des quatre capteurs des vérins de compensation envoie, très sporadiquement, des informations erronées, qui laissent croire qu'une cabine risque d'avancer « en crabe », et donc de percuter sa station à son arrivée. Ce qui met immédiatement en branle le système de sécurité et nécessite l'intervention d'un agent pour retrouver l'exploitation normale, alors que le système est censé être entièrement automatisé. « Mais cela ne met à aucun moment en danger les passagers, car le système de sécurité se déclenche et ramène les cabines à vitesse lente », assure Keolis.

La panne de mercredi
Mercredi matin, lors des phases d'essais quotidiennes avant la mise en service du téléphérique, ce problème s'est à nouveau produit. Pour y remédier, Keolis a décidé d'opter pour une nouvelle procédure, conseillée par le constructeur, BMF : réarmer le système. Ce qui a produit « un événement qui a rompu la chaîne de sécurité », évoque Jean-Luc Bouhadana, directeur de Keolis Brest. « Les portes de la cabine se sont ouvertes alors qu'un agent de maintenance se trouvait à l'intérieur, à 50 mètres de hauteur », traduit Luc Daniel, délégué syndical CFDT. L'événement a eu deux conséquences : la réunion d'un CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire, pour alerter d'un « danger grave et imminent », et la décision prise par Keolis de suspendre le fonctionnement du téléphérique jusqu'à nouvel ordre.


Objectif : fin d'année




Depuis mercredi, le constructeur du téléphérique, BMF, est sur place pour tenter de régler définitivement le dysfonctionnement, constaté dès les phases d'essais et qui semblait avoir été réglé. « Comme le défaut est aléatoire, il est difficile de cerner précisément sa cause. BMF travaille avec son fournisseur de capteurs pour vérifier que cela ne vient pas de là, et renforce les câbles électriques qui transmettent les informations, pour éviter qu'elles ne soient perturbées par des phénomènes externes, électromagnétiques notamment », expliquait hier Keolis. Dans le même temps, l'opérateur annonçait espérer une reprise de l'exploitation pour « les fêtes de fin d'année, ou au moins l'ouverture de la médiathèque, le 3 janvier ». Car régler la défaillance ne donne pas le feu vert immédiat pour relancer le fonctionnement normal. « Comme on aura touché au système, il faudra repasser par les phases de certification, notamment par les services de l'État ».

Une mise en service précipitée ? C'est ce que dénonce la CFDT : « Tout a été fait à l'arrache : il a été mis en service alors que ces dysfonctionnements apparaissaient lors des phases de test. Il faut deux semaines de marche à blanc supplémentaires, et formaliser les modalités d'intervention de maintenance », pointe Luc Daniel pour la CFDT. « On l'a ouvert au bon moment, car cela nous permettait justement d'avoir un mois et demi devant nous sans réel enjeu de transport », répond Jean-Luc Bouhadana. « Il est normal, pour tout nouveau mode de transport, que la procédure d'intervention s'adapte à la réalité opérationnelle. Nous allons justement profiter du temps devant nous, avant la reprise de service, pour continuer à former les agents de maintenance et faire en sorte qu'ils s'approprient mieux le système ».


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