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Pourquoi les candidats à l'Élysée proposent les mêmes recettes

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BiBi35
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Pourquoi les candidats à l'Élysée proposent les mêmes recettes

Message par BiBi35 le Mar 7 Mar - 11:20


P
ourquoi les candidats à l'Élysée proposent les mêmes recettes

  7 mars 2017 | par Marc Fressoz


Poursuivre la construction de LGV figure au programme de trois des quatre principaux candidats à la présidentielle. Malgré des étiquettes politiques différentes, un certain consensus existe sur la question des infrastructures, même si elle impacte la santé financière d'un opérateur ferroviaire pour l'instant monopolistique.


La construction de nouvelles LGV est au programme des trois principaux candidats. ©️ C. Recoura 

"Je ne vais pas promettre de faire des aéroports de proximité partout, des autoroutes partout, des lignes de TGV partout“, mais en même temps, il faut faire "Notre-Dame-des-Landes, le canal Seine-Nord, le Lyon-Turin" ainsi que les projets dont les "procédures sont engagées" : tout est (contre)dit dans ces deux phrases du candidat d’En Marche, Emmanuel Macron, prononcées le 23 février, au Forum des travaux publics.
 

Des candidats adeptes de la continuité

S’il dit faire de la "révolution" son programme, en matière d’infrastructures et de transport, l’ex-banquier d’affaires est un adepte du statu quo, de la continuité. Et c’est à l’image de ses principaux rivaux à la présidentielle, Marine Le Pen (FN) et François Fillon.
 
En effet, tous veulent continuer le Lyon-Turin, le canal Seine-Nord, cofinancés par Bruxelles, ainsi que les projets inscrits sur la liste de la commission Mobilités 21, qu’avait établi le groupe conduit par le député PS Philippe Duron, mandaté par le gouvernement.

A l'évidence, la mise en service prochaine des LGV "Tours-Bordeaux" et "Le Mans-Rennes" incite les candidats à poursuivre en ce sens, même si ces nouvelles infrastructures vont dégrader les finances de toute les composantes de la SNCF (Mobilités et Réseau).

Hamon se distingue du lot

Les protagonistes de la présidentielle ont affiché leur philosophie lors du grand oral organisé par la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) au Carrousel du Louvre. Les candidats et leurs équipes avaient été sensibilisés, au préalable, par la puissante FNTP pour maintenir et développer l'investissement public en dépit des déficits publics.

Et concernant le sujet précis des infrastructures de transport, le think-tank TDIE, logé au siège de la FNTP, et coprésidé par les parlementaires Philippe Duron (PS) et Louis Nègre (LR), avait, de son côté, fait son travail de pédagogie auprès des écuries présidentielles.

En fait, seul le candidat du Parti socialiste se distingue des autres en prônant l’abandon du Lyon-Turin et du canal Seine-Nord jugés inutiles. Benoît Hamon reprend ainsi l'argumentaire développé par les écologistes et la gauche de la gauche.

Dans le discours, Marine Le Pen s'inscrit, certes, dans une forme de rupture, en programmant la nationalisation des autoroutes et la mise en place d’une taxe poids lourds pour les seuls camions étrangers qui “usent nos routes“. Mais ces deux affichages paraissent difficiles à mettre en place. La nationalisation avait été envisagée, d'une façon un peu différente, par une majorité de parlementaires socialistes, mais elle avait été abandonnée en raison de son coût. La seconde proposition suppose une rupture avec Bruxelles.

Une fiscalité écologique à la rescousse

 
La poursuite d'un niveau conséquent d'investissement dans les infrastructures de transport conduit le trio aujourd'hui en tête dans les sondages – Le Pen, Macron, Fillon – à prévoir de recourir encore à la TICPE et à une fiscalité écologique pour remplacer la taxe poids lourds et remplir les caisses de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).

En réalité, les candidats n'ont pas vraiment le choix. Ils constatent tous le déficit de financement de l'AFITF organisé année après année par l'État et le conseil d'administration de l'agence présidé par le député Philippe Duron. En effet, ce déficit entre les engagements pris par l'AFITF et ses moyens financiers atteint 800 millions d'euros. Et il ne va pas se réduire étant donné les engagements pris par cette agence pour payer l'achat de trains d'équilibre du territoire (TET).
 
Quand le VT ne suffit pas

Difficile de revenir en arrière et de stopper ces engagements pris. Même François Fillon, qui promet pourtant une réduction drastique des dépenses publiques, n'a rien dit sur ce sujet. Pour compléter le financement des infrastructures, il envisage aussi des "privatisations" de participations de l'Etat dans des entreprises.

Concernant le financement des transports publics, le candidat de la droite est également revenu sur la suppression ou la modification du versement transport (VT). “Le VT, c'est 4 milliards d'euros par an pour l'Île-de-France, je ne peux pas m'en passer“, a plaidé Valérie Pécresse, la présidente LR du Stif, qui, en privé, explique qu'il sera difficile de ne pas augmenter la participation de l'usager via le passe Navigo.

Augmenter la part de l'usager par rapport à celle des contribuables est aussi un objectif d'Emmanuel Macron. Le candidat d'En Marche, à qui l'on doit la libéralisation des autocars, prône aussi une meilleure "multimodalité“, ce qui laisserait supposer l'abandon de certaines dessertes ferroviaires trop coûteuses.
 
La fin des régimes spéciaux ?

Pour le reste, François Fillon inscrit évidemment la libéralisation du TER au programme, tout comme Emmanuel Macron, mais on sait que Marine Le Pen est hostile à cette perspective rendue obligatoire par la Commission européenne.

Emmanuel Macron sort toutefois du lot sur le plan social. Il est le seul candidat à programmer clairement la fin des régimes spéciaux, c'est-à-dire la fin du régime des retraites des cheminots et des agents RATP pour les aligner sur le régime général. Pour y parvenir, il lui faudra une majorité parlementaire solide. Et même avec, ce n'est pas gagné. Le gouvernement Juppé s'y était cassé les dents en 1995.


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albino
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