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Les requêtes Google dessinent le portrait du client de l’autocar

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BiBi35
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Les requêtes Google dessinent le portrait du client de l’autocar

Message par BiBi35 le Mar 28 Mar - 13:50

Les requêtes Google dessinent le portrait du client de l’autocar
28 mars 2017 | par Robert Viennet



40% des ventes de Ouibus sont réalisées le dernier jour avant le départ © C. Recoura


Les lignes d’autocars longue distance auraient-elles remporté le même succès si elles avaient été autorisées il y a dix ans, alors qu’on commençait à peine à évoquer la digitalisation et que le smartphone n’existait pas ? A l’évidence non, répondent OUIBUS et Google qui se sont associés pour décrypter les comportements des clients de l’autocar sur la toile et leurs liens avec l’activité du secteur.



Le succès des lignes d’autocars longue distance se mesure au nombre de voyageurs transportés depuis leur lancement à l’automne 2015. Plus de 6 millions de Français ont emprunté, en 2016, ce nouveau mode de transport, selon les statistiques de l’Arafer, l’autorité de régulation du secteur. Et en 2017, c’est 10 à 15 millions de voyageurs qui sont attendus. Mais ce que ne disent pas ces statistiques, c’est que 93% des ventes de billets se font en ligne dont un tiers via un smartphone.

Difficile d’imaginer un phénomène de société aussi rapide sans ces nouveaux outils numériques. Une forme de consommation qui laisse des traces sur le Web. Une aubaine pour un opérateur comme Ouibus qui s’est associé à Google pour suivre, au jour le jour, les données clients recueillies par le moteur de recherche ce qui lui permet d’adapter, quasi en temps réel, son produit aux demandes de sa clientèle. Un matériau très riche d’enseignements.

Premier constat, le nombre de requêtes contenant les noms des marques d’opérateurs (OUIBUS, FlixBus, isilines, Eurolines), ou contenant des destinations associées au mot bus, ont explosé avec des pointes qui correspondent à des actualités du secteur (alliance de OUIBUS et de Starshipper par exemple mi-2016), mais aussi à la saisonnalité de l’activité (Noël, sports d’hiver, vacances d’été…). "Cette année, pendant la saison hivernale, nous avons multiplié par cinq le nombre destinations vers les stations de sport d’hiver passant de 5 à 25 lignes, et on fait un carton.", se félicite Roland de Barbentane, directeur général de OUIBUS.

Une notoriété en forte hausse

Quand on examine le nombre de requêtes concernant la demande de transport sur Google search, on constate que, en à peine un an, le car a acquis une très forte présence par rapport à ses deux concurrents que sont le train et le covoiturage. Entre 2015 et 2016, il est passé de quasiment rien à un indice 22 (+ 124%) alors que le covoiturage est à un indice 30 (+ 6%) et le train à un indice 100 (+ 6%). "C’est très intéressant. Probablement que le covoiturage a défriché l’idée des nouvelles mobilités et des nouveaux usages. Aujourd’hui, on assiste à un phénomène d’accélération très fort et a une capacité du public à s’adapter à une nouvelle mobilité et à en saisir toutes les opportunités.", note Roland de Barbentane.

Autre constat, la moitié des requêtes de voyage concernent une recherche d’une ville à un autre sans spécification de mode de transport. "Historiquement les français avaient le choix entre leur voiture et le train pour se déplacer d’un point à un autre. Ils savent très bien quelles destinations ils peuvent atteindre avec le train au départ de leur gare, mais pas avec les nouvelles modes que sont le car ou le covoiturage qui sont une vraie alternative à leur voiture particulière. On vient susciter une envie de mobilité, d’où la multiplication de ces requêtes." analyse Clément Eulry, directeur tourisme et transport de Google France.

Apres les radiales, les transversales

Ainsi, en 2016, plus de 2000 origine destination n’avaient jamais été recherchée auparavant sur Google. Un tiers sont de nouvelles liaisons opérées par des cars. Une demande de plus en plus riche qui incite un opérateur comme OUIBUS à multiplier les lignes (1.500 origines destination /jour) et à enrichir son offre en développant des correspondances qui offrent une alternative à son principal concurrent qu'est le covoiturage.

"Nous avons eu une stratégie par étapes en démarrant comme nos concurrents sur des lignes radiales entre les grandes villes, là où la demande de flux est la plus forte. Grace à cela les gens ont goûté le produit autocar, ce qui a amorcé une pompe vertueuse. Ensuite, nous avons commencé à créer des transversales et densifié notre offre en nous appuyant notamment mais pas seulement sur les besoins recensés par google." C’est ainsi que tout récemment OUIBUS a fortement accentué la densité de son offre pour par exemple desservir l’aéroport de Saint-Exupéry, avec notamment 23 fréquences par jour vers ou au départ de Grenoble.

Lastminute.car

Si les Français sont avides de plus de mobilité, ils regardent aussi son coût. Résultat, le nombre de requêtes contenant les termes "pas cher" ou "low cost" a augmenté de 13%. "C’est révélateur du fait que le low cost a de beaux jours devant lui. Ce n’est pas un phénomène de mode comme on a pu l’imaginer. Les gens veulent acheter malin quelles que soient leurs ressources." explique Roland de Barbentane qui constate que le prix arrive largement en tête (89%) des raisons du choix de Ouibus par ses clients.

Autre enseignement majeur, les recherches sur les trajets en car se font de plus en plus en dernière minute, plus encore que pour le train. Un constat encore amplifié dans les réservations. "Aujourd’hui, 40% de nos ventes se font le dernier jour, même pour des trajets très longs. Beaucoup de ventes sont même réalisées dans la dernière demi-heure", constate Roland de Barbentane.

Une tendance à l'improvisation qui est un véritable challenge pour les opérateurs
 d'autocar comme pour bon nombre de secteurs de notre vieille économie secouée par cet avénement du digital qui accroît le pouvoir des consommateurs.

Robert Viennet

Lignes d'autocars


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