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L’autocar toujours en marche !

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BiBi35
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L’autocar toujours en marche !

Message par BiBi35 le Mer 12 Juil - 14:39

L’autocar toujours en marche !
12 juillet 2017 | par Robert Viennet
En 2016, les services librement organisés, autrement dit les cars Macron, ont transporté 6 millions de personnes, selon l’Arafer. Et la marche en avant se poursuit. Au premier trimestre 2017, la fréquentation a augmenté en moyenne de 25% par rapport à la même période de 2016.
  © C. Recoura

Les chiffres sont là, incontestables. Les lignes régulières longue distance par autocar qui n’existaient pas voici deux ans, ont transporté en 2016, 6 millions de passagers qui ont effectué un trajet moyen de 340 kilomètres. Pour les observateurs attentifs du secteur, ce n’est pas une surprise. Tous les trimestres l’Arafer, le gendarme de l’autocar – mais aussi du train et des autoroutes concédées – publie les statistiques recueillies par son observatoire.

Mais après cette première année pleine, l’Arafer a voulu aller au-delà des statistiques pour s’intéresser à la segmentation du marché et au profil du voyageur par autocar. Premier constat livré par Bernard Roman président de l’Arafer lors d’un point presse : sur les six millions de personnes transportées en 2016, un million n’aurait pas réalisé leur déplacement sans cette nouvelle offre de mobilité.

Concurrents de la voiture

Sur les cinq millions de voyages restants, un peu plus de la moitié (53%) auraient été réalisés en voiture personnelle ou en covoiturage et le reste en train. En clair, l’autocar n’a pris globalement qu’un peu plus de 2 millions de passagers au train. Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit que sur les liaisons radiales depuis ou vers Paris, c’est bien au train que l’autocar a pris le plus de voyageurs : 31% à la grande vitesse, 4% au TER et 12% aux Intercités. Le covoiturage et la voiture individuelle ne "perdant" que 28% et 7%. Une proportion inversée pour les liaisons transversales : 26% pris au train ; 34% à la voiture personnelle et 20% au covoiturage. Il est vrai que sur ces liaisons l’offre ferroviaire, quand elle existe, n’est pas toujours adaptée aux besoins des voyageurs.

A noter que si les liaisons radiales représentent 60,5% de la fréquentation totale (3,7 millions de passagers), la part des passagers ayant voyagé sur des trajets transversaux a augmenté tout au long de l’année 2016. Selon les chiffres de l’Arafer, au premier trimestre, les liaisons radiales pesaient 67% du trafic total contre 22% pour les liaisons inter-régionales et 11% pour les infrarégionales. Au dernier trimestre, les liaisons radiales étaient tombées à 57% alors que l’inter-régional représentait 27% et l’infrarégional 16%.  

Une clientèle jeune et peu argentée

Reste que les dix liaisons les plus fréquentées en 2016 (sur un total oscillant entre 900 et 1.200 suivant la saison) sont toutes des radiales qui concentrent à elles seules plus du tiers de la fréquentation totale annuelle soit 2,2 millions de personnes. Mais certaines liaisons transversales ont également trouvé leur public avec plus de 250 personnes transportées par jour comme entre Grenoble et Lyon, Clermont-Ferrand et Lyon ou Marseille et Lyon.

Le profil du client de l’autocar est aussi mieux connu. Sans surprise il est plutôt jeune : 48% ont moins de 40 ans alors que leur poids dans la population n’est que de 34%. Les étudiants sont fortement surreprésentés avec 19% des utilisateurs au regard de leur part dans la population nationale (5%). Ce sont les revenus les plus modestes qui utilisent le plus l’autocar. Près de 30% des voyageurs (hors étudiants) déclarent un revenu net mensuel de leur ménage inférieur à 1.500 euros, alors que les ménages à plus haut revenus sont sous-représentés. C’est particulièrement le cas pour les ménages aux revenus supérieurs à 3.000 euros net mensuels qui ne représentent que 21% de la clientèle alors qu’ils correspondent à 40% de la population.

Moins de 100 km : "concurrence extrêmement limitée"

L’Arafer s’est également penché sur le cas particulier des liaisons de moins de 100 kilomètres qui sont soumises à l’approbation des autorités organisatrices locales qui peuvent demander leur interdiction si elles considèrent que ces lignes "portent une atteinte substantielle à l’équilibre économique du transport régulé" (TER, cars régionaux ou départementaux). Selon Bernard Roman dont les services ont, en 2016, traités 93 cas de saisines sur 171 déclarations de nouvelles liaisons, cette "concurrence est en réalité extrêmement limitée." Dans vingt cas de saisines, l’Arafer a donné raison aux autorités organisatrices.

En 2016, l’Arafer a poursuivi le recensement des gares routières "et autres aménagements routiers" susceptibles d’accueillir les autocars. Elle publie, sur son site internet, un registre et une carte interactive qui recensait au 31 décembre 2016, 187 équipements de ce type. Il fournit aux opérateurs "les informations nécessaires pour concevoir leur offre commerciale et adresser une demande d’accès aux exploitants."

Accès aux gares routières : éviter les pratiques discriminatoires

Pour les spécialistes, le faible nombre de gares routières et leur confort parfois très sommaire risquait de freiner l’évolution de l’autocar. Mais pour Bernard Roman, il n’en est rien : "La réalité semble montrer que, même dans les villes disposant de gares routières, les transporteurs ne les utilisent pas nécessairement". Et le président de l’Arafer de conclure : "Le nombre de voyageurs transportées montre clairement que les opérateurs arrivent aujourd’hui largement à faire avec ou sans les gares routières".

Pas sûr que les opérateurs partagent le même point de vue. Car au-delà de leur aménagement ou de leurs conditions d’accès pas toujours très claires, c’est bien la localisation des gares routières qui dicte le choix des opérateurs de s’y arrêter ou pas. Dans les villes servant de point de départ ou de terminus d’une ligne, les opérateurs privilégient un arrêt en centre-ville pour être au plus près des réseaux de transport public, alors que dans les villes étapes, ils préfèrent rester en périphérie pour perdre le moins de temps possible.

L’Arafer lancera, d’ici à la fin 2017, une collecte de données auprès des exploitants de gares routières pour préciser les conditions d’accès aux gares routières et éviter les pratiques discriminatoires notamment dans le cas des aménagements gérés directement par les opérateurs comme la SNCF.



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albino
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