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    A Nantes, l’archéologue du rail exhume les voies ferrées de 14-18

    Bismut49
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    A Nantes, l’archéologue du rail exhume les voies ferrées de 14-18 Empty A Nantes, l’archéologue du rail exhume les voies ferrées de 14-18

    Message par Bismut49 le Lun 12 Nov - 11:10

    [size=49]A Nantes, l’archéologue du rail exhume les voies ferrées de 14-18[/size]
    A Nantes, l’archéologue du rail exhume les voies ferrées de 14-18 903185585 12.11.2018

    A Nantes, l’archéologue du rail exhume les voies ferrées de 14-18 7c0063af23f63ce88c64d8a12fab19ea-nantes-l-archeologue-du-rail-exhume-les-voies-ferrees-de-14-18

    Le Nantais Jean Randé poursuit son travail de détective ferroviaire. Après l’inventaire exhaustif des 30 000 km de voies françaises disparues, il cartographie « la guerre des chemins de fer ».
    Archéologue ferroviaire : le titre qu’emploie Jean Randé pour rendre compte de son activité n’est pas usurpé. Cet ingénieur retraité nantais a en effet entrepris de cartographier l’entrelacs des voies ferrées construites, pour les besoins des belligérants de 1914-1918, essentiellement dans l’Est et le Nord du
     pays.

    [size=39]Un réseau militaire totalement disparu[/size]

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    Rare exception, dans l'Ouest, d'une ligne construite par les Américains : l'embranchement desservant l'hôpital militaire de Savenay, près de Saint-Nazaire | archeoferroviaire.free.fr/IGN

    Un second grand chantier, après celui entamé en 2013 et achevé en septembre 2017 : l’inventaire exhaustif des quelque 30 000 km de voies disparues sur le territoire français.Mais les ressources documentaires qui lui avaient permis de mener à bien ce travail de bénédictin, disponible sur son site Internet, se font cette fois-ci plus rares. Le réseau militaire a aujourd’hui totalement disparu.

    [size=39]Des milliers de km de voies neuves[/size]

    « Il existe un peu de littérature sur le sujet, nuance Jean Randé.  C’était un point névralgique. » Et pour cause :  « Le réseau routier n’était pas très développé, et pour aller sur le front, dans les tranchées, il a fallu s’appuyer sur les chemins de fer. » D’une part, sur  « un réseau principal de plusieurs milliers de kilomètres de voies neuves, pour le transport des troupes et du matériel, en doublement des voies existantes, avec des gares spécifiques, pour faire face à ce trafic énorme ».
    A Nantes, l’archéologue du rail exhume les voies ferrées de 14-18 1e4dec8117fbc05a76be3a3ecb1191c2-nantes-l-archeologue-du-rail-exhume-les-voies-ferrees-de-14-18_1
    Autour de Verdun, les lignes militaires (en bleu) telles que Jean Randé les représente sur son site Internet. | archeoferroviaire.free.fr/IGN

    [size=39]« De toutes petites lignes de 60 cm d’écartement »[/size]

    Et un réseau secondaire tissé  « de toutes petites lignes, appelées Decauville, de 60 cm d’écartement et typique des voies utilisées dans les mines. Leur intérêt : un rayon de courbure très faible permettant d’épouser les courbes de niveau. Les rails étaient déjà soudés aux traverses, on les posait rapidement et à l’économie, à même la route et les champs, sans travaux d’infrastructure. » Ceci à raison de plusieurs centaines de mètres par jour, pour le transport des blessés, de l’alimentation à proximité immédiate du front.

    [size=39]Constructeurs français, anglais, américains et allemands[/size]

    Les Allemands faisaient de même de leur côté. Dans le camp des alliés, Anglais et Français se sont partagé le travail. Si l’on excepte le rare exemple, dans l’Ouest, d’une voie construite par les Américains. Celle qui desservait l’hôpital militaire de Savenay, à proximité du port de débarquement de Saint-Nazaire.

    [size=39]Des archives outre-Manche[/size]

    Cela explique en tout cas qu’aujourd’hui, une partie des cartes d’époque nécessaires aux recherches soient archivées dans de grandes bibliothèques situées outre-Manche, mais accessibles sur Internet. De précieuses ressources, parfois complétées par les contributions de chercheurs locaux.

    [size=39]« Cette guerre est celle des chemins de fer »[/size]

    « Mais Il n’y a pas de documentation fiable à 100 %. Les cartes ne sont pas toujours d’accord entre elles »,  ajoute Jean Randé, qui recourt parfois à l’arbitrage des photos aériennes de l’Institut géographique national (IGN). Les plus anciennes datent de la fin des années 40 mais les ombres qu’ont pu laisser au sol les voies disparues sont éloquentes. Et font écho cent ans après au mot d’un célèbre chef de guerre français :  « Joffre, rapporte Jean Randé, avait dit : cette guerre est celle des chemins de fer. »

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