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FRANCE : 1er pays au monde à "euthanasier" son ferroviaire

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BiBi35
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FRANCE : 1er pays au monde à "euthanasier" son ferroviaire

Message par BiBi35 le Lun 9 Fév - 15:28



France : 1er pays industriel au monde à "euthanasier" son ferroviaire !

Jean-Xavier Rochu / Conseil en Financement privé du ferroviaire | Le 09/02 à 11:18
Les Echos


Nos stratèges publics construisent leurs diagnostics entre la Cour des comptes et l’Assemblée nationale. Les managers administrent des subventions aléatoires sur des "ordonnances" qui évoluent à chaque élection. Le monopôle est en soins palliatifs.

Quelle industrie survit en concurrence sans défendre sa contribution à l’économie de son pays ? Dans cette ignorance, il n’est pas étonnant que l’Assemblée nationale ait entendu des propos tels que :

• "… Infantilisation…" confirmée par la demande mal venue de la SNCF d’un supplément de crédits pour survivre au succès des autocars ;

• Réduction du rail français à sa trentaine de "réseaux urbains".

Sans autres considérations que les travaux de la Cour des comptes, les politiques se substituent aux stratèges de la SNCF qui ferment des lignes et suppriment des trains au mépris de la productivité de la France, et sont incapables de doubler le chiffre d’affaires Transport grâce à la vertu du ferroviaire d’être un levier de développement du territoire drainé.

Les charges du ferroviaire étant ainsi insuffisamment amorties et dans l’urgence de la situation financière de la France, il est évident que le coût incomplet de la route pour les autorités a 3 attraits :

1) Il est inférieur à ce solde d’amortissements partiels des coûts du ferroviaire, augmenté des surcoûts des retards dans les mobilisations des engagements financiers auprès des EPIC, couronnés par une dette historique et son coût qui dérapent chaque année de ces faits.

2) Le système routier fonctionne de façon acceptée même si le niveau d’entretien se détériore à cause de ces accidents de la trésorerie publique.

3) Ses coûts des dysfonctionnements sont en grande partie insensiblement supportés par les clients de ses opérateurs très largement privés.

Le patrimoine ferroviaire suscite les convoitises de candidats aux élections qu’une coulée verte valorise aux prix de :

1) Un montant modique de travaux qui détruit l’outil ferroviaire.

2) Parts de marché abandonnées à la route constituant pour celle-ci un privilège indu de productivité, et amplifiant son spiral de décrépitude du ferroviaire en frappant :

a) Sa productivité.

b) Sa capacité d’amortissement des investissements et coûts d’exploitation.

La Cour des comptes table sur la partie visible de l’iceberg :

• Elle compare ce coût de la route probablement incomplet, à un coût complet du réseau ferré et de son exploitation négligés depuis trop d’années plombée par trop d’incidents aujourd’hui bloquants, voire catastrophiques, et une dette qui explose.

• Devant la complexité des empilements territoriaux, est-on sûr que la Cour a fait la somme de tous les flux financiers (subventions et chiffres d’affaires des opérateurs de la route, coûts des nuisances et accidents supportés directement par ses clients ou les collectivités) de la route ? Symétriquement, a-t-elle ajusté les coûts du ferroviaire en déduisant les coûts des retards de chacun des financements du rail, de l’explosion de sa dette dont l’Allemagne a déchargé son opérateur national ?

• À propos des autocars : la DB allemande affiche une perte de 120 millions € en 2013 consécutive à la perte de 8 millions de clients au profit des autocars ? Le ministre rêve des 20 millions de passagers anglais. Comment financera-t-il une perte proportionnelle pour la SNCF de 300 M€ ?

Si la route paye à peu près ses investissements et maintenances directs à travers la TIPPP et son exploitation aux opérateurs privés, il est difficile d’appréhender des coûts comme :

• Les embouteillages subis par les clients de la route.

• Des mortalités et accidents de la route très supérieurs à ceux du ferroviaire.

• Les opérateurs du routier sont directement et ponctuellement payés par leurs clients. A contrario, sous la pression de groupes multiples qui "lobbyent" à la baisse des recettes ferroviaires, le marketing ferroviaire se voit interdire les provisions comptables qui garantiraient sa survie en concurrence. Par exemple, pourquoi ne vend-on pas en France le TGV au prix de l’avion, voire plus quand sa clientèle gagne en efficacité des montants de cet ordre et supérieurs ? Ces efforts illégitimes de la SNCF auxquels ne sont pas soumis les routiers doivent être comptabilisés comme des contributions à productivité de la France que la Cour des comptes ne porte très probablement pas au crédit du ferroviaire.

Ces éléments et d’autres une fois réajustés inciteront des investisseurs à regarder le ferroviaire en France avec les regards des actionnaires d’Aéroport de Paris, d’Eurodisney, des métros de Hong Kong et autres JR East ou Warren Buffet…

Jacques Barrot, Commissaire européen du transport, s’était étonné dès 2006 de la faiblesse des partenaires privés des PPP en France alors qu’ils brillaient déjà à l’international.

Dès juillet 2003, le Ministère britannique des Finances soulignait 2 apports essentiels de ces privés :

1) Savoir valoriser les actifs publics.

2) Savoir survivre en concurrence.

Il est vital de passer de l’excellence technique des managements publics couverts des lauriers de leur brillante gestion des pénuries de transport des 30 Glorieuses, à savoir "survivre en concurrence" grâce à la mise en œuvre de toutes les synergies autour de la vocation du rail d’être ce levier de développement économique du territoire drainé. Le ferroviaire français doit passer d’un objectif d’excellence trop seulement technique et politique, à une ambition de maximiser sa capacité de contribuer à la productivité de la France comme dans tous les pays où le rail fleurit.

Il est dévastateur que personne n’ait montré au ministre Macron comment les autocars vont encore amputer la contribution de la SNCF à la productivité de l’économie française comme après la fertilisation des camions par la fermeture des capillaires ferroviaires. C’est un argument chiffré universellement reçu qui aurait fédéré des lobbys puissants autour de la SNCF en dépit de ses déplorables états de service.

Pour ce faire, les stratèges de la SNCF ne peuvent plus être les interlocuteurs des seuls :

1) Pourvoyeurs de subventions.

2) Usagers qui endurent les contraintes d’excellences désuètes.

Pour survivre en concurrence, l’écosystème ferroviaire doit redevenir vendeur de synergies qui, sur ce fonds d’usagers, grefferont toutes les offres passagers, fret et messageries, et hors transports. Ainsi, le métro Hong Kong, coté en bourse, a multiplié son activité historique de service public de transport, elle-même plus que doublée par des activités hors transport. Cette polyculture permet une prévention des risques pour une fiabilité de financements publics/privés très supérieure au niveau de celle des subventions imprévisibles actuelles à cause desquelles se meurt notre ferroviaire.

La SNCF, trop seule dans son monopôle, en est réduite à vendre ces capillaires transformés en coulées vertes et terrains stratégiques abandonnés à des logements sociaux, au mépris de leurs valeurs d’actifs incorporels s’ils avaient été remis en valeur dans leur vocation ferroviaire. Ce jargon masque une voie du renouveau du rail qui rappelle le traitement des biens du clergé par Talleyrand pour combattre la famine en France à la Révolution.

Faisons contre la très mauvaise fortune financière publique actuelle, bon cœur pour qui sait créer ces synergies et entretenir ces partenariats. Constatons que, dans le monde, le ferroviaire attire des industriels et financiers privés qui investissent dans l’outil ferroviaire comme, par exemple en France, Eurodisney. Ils apporteront ces stratèges du "survivre en concurrence" qui fonderont en France ce rêve de l’Europe de voir le rail et la route rééquilibrés d’ici 2050.

Les "personnels las et sans repères" retrouveront la fierté dont leurs retraités ont été capables lorsque le ferroviaire était respecté par les Trésors publics comme tout service public.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-122583-france-1er-pays-industriel-au-monde-a-euthanasier-son-ferroviaire-1091529.php?JGB5o8COJH0IKmfu.99#xtor=CS1-33
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Semaphore Ouest

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Re: FRANCE : 1er pays au monde à "euthanasier" son ferroviaire

Message par Semaphore Ouest le Mar 10 Fév - 9:52

Et encore....faudra raboter....

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